Que veut dire le terme « dyssynchronie » chez les enfants doués intellectuellement (ou à haut potentiel intellectuel) ?

Que veut dire le terme « dyssynchronie » chez les enfants doués intellectuellement (ou à haut potentiel intellectuel) ?

Que veut dire le terme « dyssynchronie » chez les enfants doués intellectuellement (ou à haut potentiel intellectuel) ?

PAR MARIANNE BÉLANGER

Chez de nombreux enfants doués intellectuellement, on retrouve des décalages entre les différentes sphères de leur développement que l’on nomme dyssynchronies (ou asynchronies). Défini initialement par Jean-Charles Terrassier, psychologue français, le concept a été repris par plusieurs experts internationaux dans le domaine de la douance et a fait l’objet de plusieurs études empiriques, particulièrement aux États-Unis.

Les dyssynchronies internes

Dans la littérature scientifique, deux dyssynchronies internes ont ainsi été documentées, c’est-à-dire des décalages entre les différentes sphères du développement de l’enfant lui-même :

Dyssynchronie motrice, c’est-à-dire un décalage entre son développement intellectuel plus élevé que la moyenne et son développement psychomoteur qui est souvent dans la moyenne, ce qui peut le rendre maladroit ou très habile dans certaines tâches et très peu dans d’autres (ex. : calligraphie).

Dyssynchronie affective, c’est-à-dire un décalage entre son développement intellectuel plus élevé que la moyenne et son développement affectif dans la norme de son groupe d’âge, ce qui peut donner une impression d’immaturité, des réactions émotionnelles intenses, etc.

Les dyssynchronies environnementales

Des dyssynchronies environnementales ont également été documentées, c’est-à-dire des décalages entre les besoins de l’enfant doué et la capacité de son environnement à y répondre pour combler ses besoins particuliers. Les deux premières seraient fréquemment observées chez les enfants doués tandis que la dernière serait moins fréquente :

  1. Dyssynchronie scolaire, c’est-à-dire un décalage entre les besoins de l’enfant doué et la capacité de son environnement scolaire à y répondre, ce qui peut engendrer de l’ennui, de l’inattention, des comportements plus perturbateurs, des performances très variables, une démotivation scolaire, etc., notamment parce que dans la plupart des écoles :
    • Les élèves sont regroupés par âge chronologique plutôt que par habiletés ou aptitudes ;
    • L’enseignement se fait au rythme de la classe et non au rythme de l’élève ;
    • Le programme est conçu selon le développement cognitif et psychosocial, ainsi qu’en fonction des compétences intellectuelles de la moyenne. Au primaire, il privilégie donc la pensée opératoire concrète plutôt que la pensée abstraite, idéologique ou philosophique.
  1. Dyssynchronie sociale, c’est-à-dire :
  •  D’une part, un décalage entre le développement psychosocial de l’enfant doué et celui de ses pairs. Selon les stades de développement d’Erikson, les enfants par exemple d’âge primaire (7 à 11 ans) sont au stade de la compétence, où ils ont besoin de se sentir capables pour développer notamment leur confiance en eux et leur sens du travail. Ils cherchent donc à accomplir des tâches pour gagner la reconnaissance de leurs pairs ou des adultes.
  • À cet âge, les amitiés sont changeantes et les enfants cherchent des opportunités pour se comparer les uns aux autres ou pour devenir les meilleurs dans telle ou telle activité. Durant cette période, un grand nombre d’enfants doués intellectuellement sont déjà au stade suivant, c’est-à-dire le stade de la fidélité (qui se situe normalement entre 12 et 18 ans) où il se préoccupe grandement de comment les autres le perçoivent et a besoin de vivre des expériences ainsi que d’avoir des relations avec des amis fidèles pour qui il a de la valeur afin de construire son identité. En d’autres mots, il cherche « l’âme sœur » et se demande « qui suis-je ? » et « où vais-je dans la vie ? », au moment où ses pairs cherchent à se comparer pour répondre à la question « suis-je compétent, suis-je meilleur ou inférieur ? ».
  • D’autre part, un décalage entre son développement moral et celui de la majorité des enfants et des adultes qui l’entourent. Un grand nombre d’enfants doués intellectuellement, particulièrement ceux qui ont un très haut potentiel intellectuel (THPI), ont déjà acquis, au primaire, les stades postconventionnels de développement moral (stades de Kohlberg les plus avancés) où leurs choix d’action se font en fonction des droits humains et du bien commun (stade 5) ainsi qu’en fonction des principes moraux et des valeurs universelles comme la justice ou la vérité (stade 6) alors que seulement 10 % des adultes atteindront ce dernier stade de développement moral tout au long de leur vie (voir ex. : Gross, 2018).

En conséquence à ces dyssynchronies sociales, plusieurs enfants doués intellectuellement peuvent présenter, à divers degrés, des difficultés à entrer en relation avec les autres enfants de leur âge ainsi que des difficultés à comprendre les limites, les normes sociales ou le cadre de la moyenne des gens.

Les études dans le domaine confirment que ces dyssynchronies internes ainsi que ces dyssynchronies scolaires et sociales existent, mais aussi que, dans la majorité des cas, elles peuvent être considérées normales chez les enfants doués, c’est-à-dire qu’elles ne mènent pas nécessairement ni directement à des difficultés psychologiques ou à des troubles neurodéveloppementaux et/ou de santé mentale (ex. : Liratni, & Pry, 2011 ; Wiley, & Hébert, 2014).

Il en va autrement de la dernière dyssynchronie environnementale que l’on peut observer chez certains enfants doués intellectuellement :

  1. Dyssynchronie familiale, c’est-à-dire un décalage entre les besoins de l’enfant doué et la capacité de sa famille à y répondre, ce qui peut générer un sentiment d’être incompris, des difficultés à suivre le cadre et les routines, une mésadaptation et un malaise plus général, des problèmes d’estime de soi, d’identité, etc. En effet, les études confirment qu’être parent d’un enfant doué, c’est réellement devoir être un parent différent (ex. Matthews, & Jolly, 2018), c’est-à-dire que pour répondre aux besoins de leur enfant, souvent, les parents doivent :
    • Pouvoir accepter, comprendre et s’adapter (ex. : identité, style parental, organisation et fonctionnement quotidien, attentes, cadre, discipline) ;
    • Faire face aux tabous et être l’avocat de ses besoins particuliers ;
    • Avoir les ressources (ex. : financières, psychologiques, sociales) pour faire face aux défis et permettre le développement du talent ;
    • Avoir un haut degré d’engagement, de cohésion, de structure et d’organisation ;
    • Viser l’équilibre entre l’identification forte à la famille et la différenciation de chacun de ses membres.

La famille est le premier facteur de protection des enfants doués.

Les dyssynchronies familiales seraient particulièrement dommageables sur l’adaptation et le bien-être d’un enfant doué et devraient faire l’objet d’une priorité d’intervention afin de permettre aux parents de répondre aux besoins particuliers de leur enfant doué intellectuellement.

Références scientifiques sur le sujet

Antshel, K. M., Faraone, S. V., Maglione, K., Doyle, A. E., Fried, RL., Seidman, L. J., & Biederman, J. (2010). Executive functioning in high-IQ adults with ADHD. Psychological Medicine, 40, 1909–1918.

Apt, C. (2017). The socioemotional intelligence of gifted and talented adolescents as a possible predictor of future career success. Psychology and Education: An Interdisciplinary Journal, 54 (3-4), 50-56.

Hernández Finch, M. E., Speirs Neumeister, K. L., Burney, V. H., & Cook, A. L. (2014). The Relationship of Cognitive and Executive Functioning With Achievement in Gifted Kindergarten Children. Gifted Child Quarterly, 58, 167 –182.

Gross, M. U. (2018). Highly gifted students. In Callahan, C.M., Hertberg-Davis, H.L. Fundamentals of gifted education: considering multiple perspectives. (2nd edition, p. 429-440). New York, NY : Routledge.

Gross, M. U. M. (1998). The « me » behind the mask: Intellectually gifted students and the search for identity. Roeper Review: A Journal on Gifted Education, 20 (3), 167-174.

Li, Z., Gan, J. Q, & Wang, H. (2017) Neurocognitive mechanisms of mathematical giftedness: A literature review. Applied Neuropsychology: Child, 6, 79-94.

Liratnia, M. & Pry, R. (2012). Profil psychométrique de 60 enfants à haut potentiel. Pratiques psychologiques, 18, 63-74.

Mullet, D. R., & Rinn, A. R. (2015) Giftedness and ADHD: Identification, Misdiagnosis, and Dual Diagnosis, Roeper Review, 37:4.

Neihart, M., & Yeo, L. S. (2018). Psychological issues unique to te gifted student. In S. I. Pfeiffer, E. Shaunessy-Dedrick and M. Foley-Nicpon (Eds). APA Handbook of Giftedness and Talent. (pp. 497-510) Washigton, DC : American Psychological Association.

Rinn, A. N. (2018). Social and emotional considerations for gifted students. In S. I. Pfeiffer, E. Shaunessy-Dedrick and M. Foley-Nicpon (Eds). APA Handbook of Giftedness and Talent. (pp. 453-464) Washigton, DC: American Psychological Association.

Toth-Gauthier, M., & Day, J. M. (2015). Cognitive complexity, religious cognition, cognitive development, and religious judgment: An empirical study of relationships amongst “normal” and “gifted” young people. Behavioral Development Bulletin, 20 (1), 60-69.

Wiley, H. E. & Hébert, T. (2014). Social and emotional traits of gifted youth. In J. A. Pluckers, & C. M. Callahan (Eds.), Critical issues and practices in gifted education (2nd ed.) (pp 593-608. Waco, TX : Prufrock.

2. GROUPES d'ateliers et DE COACHING EN LIGNE OFFERTS, via une plateforme de communication sécurisée

Ces ateliers visent notamment à permettre aux adultes, adolescents, enfants et parents de mieux comprendre la douance et son influence sur le fonctionnement personnel, familial et professionnel, de socialiser et de briser l'isolement, de favoriser l'autonomie au quotidien et d'encourager les activités créatives, de loisirs et d'apprentissage.

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Adulte à haut potentiel (douance) : Mieux comprendre et mieux vivre avec mes hypersensibilités.

Adulte à haut potentiel (douance) : Mieux comprendre et mieux vivre avec mes hypersensibilités.

Adulte à haut potentiel (douance) : Mieux comprendre et mieux vivre avec mes hypersensibilités.

PAR MARIANNE BÉLANGER

On dit des adultes doués qu’ils sont hypersensibles, qu’ils réagissent fort, trop fort, à tout, à ce qui existe et ce qui n’existe pas, qu’ils sont très émotifs, trop émotifs, trop sensibles, qu’ils doivent bien dramatiser et en inventer un peu parfois… et pourtant.

Les adultes doués se disent eux-mêmes hypersensibles. Ils absorbent les émotions des autres et perçoivent leurs pensées. Ils sont intensément affectés par l’ambiance d’un lieu. Ils savent, intuitivement. Pourtant, les autres ne les croient pas toujours… et pourtant.

Qu’est-ce que l’hypersensibilité ?

En médecine, une hypersensibilité est une réaction d’immunité adaptative, de réponse exagérée ou inappropriée au contact d’une substance, provoquant des lésions tissulaires. En d’autres mots : allergie, atopie, intolérance, réaction immunitaire, immunodéficience, réaction auto-immune, réaction auto-inflammatoire.

Les auteurs spécialisés en douance définissent l’hypersensibilité (ou hyperexcitabilité) comme une sensibilité biologique aux stimuli de l’environnement, provisoire ou durable, qui est plus élevée que la moyenne des gens.

Elle engendre donc une réaction émotive et comportementale plus intense pouvant être perçue comme exagérée ou extrême. Les processus physiologiques reliant une intelligence élevée à une meilleure discrimination sensorielle ont déjà été démontrés dans plusieurs études (ex. : Aron et Aron, 1997 ; Melnick et al., 2013).

En fait, les hypersensibilités prennent racine dans les particularités neurophysiologiques des enfants et des adultes doués. La figure ci-dessous résume d’ailleurs les études scientifiques sur le sujet.

 

TDAH

 

 

TDAH

 

Dans sa théorie de la désintégration positive (la plus fréquemment utilisée afin de comprendre le développement unique des individus doués), Dabrowski, médecin, psychiatre, psychologue, philosophe, écrivain et poète, définit cinq types d’hyperexcitabilités ou hypersensibilités, résumés dans la figure ci-dessous.

 

TDAH

Hypersensibilités : handicap ou don ?

Parmi les traits qui caractérisent généralement la douance chez l’adulte et qu’on retrouve dans les écrits scientifiques sur le sujet, les hypersensibilités sont souvent nommées comme source de mal-être ou même de détresse et de souffrance. Tout sentir, tout entendre, tout voir, tout ressentir… le visible et l’invisible, le dit et le non-dit. Être seul à tout percevoir, à sentir aussi intensément, personne à qui en parler, personne qui peut nous croire. Se sentir différent, bizarre… ou fou ? Et pourtant… sentir vraiment, avoir vraiment mal, physiquement et émotivement. On ne doit pas être si fou ?

Dans un groupe d’adultes qui consultaient en psychiatrie, l’étude de Lancon et al. (2015) révèle que les adultes doués avaient plus de douleurs chroniques, de plaintes physiques, de migraines, de manque de vitalité ou de maladies auto-immunes que ceux qui n’avaient pas de douance. Leurs résultats indiquaient aussi que la santé mentale des adultes doués était plus altérée et limitait davantage leur fonctionnement quotidien ainsi que leur vie sociale. Pourtant, les résultats de Bessou et al. (2003) montrent que 78,6 % des adultes doués de 65 ans et plus se disent aussi heureux que lorsqu’ils étaient jeunes malgré le fait que 14 % d’entre eux avaient déjà vécu au moins un épisode de dépression majeure (vs 8 % chez les non doués).

Hypersensibilités : handicap et don ?

Cela peut paraître surprenant, mais ce sont également nos hypersensibilités qui nous rendent autant créatifs, énergiques, intuitifs et empathiques. Ce sont elles qui nous donnent notre sens de la justice et de la vérité, qui nous poussent à l’authenticité, à vouloir comprendre et savoir, et qui permettent à notre pensée d’être aussi rapide, analytique et arborescente.

Dabrowski a dévoué sa vie à observer et comprendre la santé mentale et le développement humain, en observant particulièrement les êtres exceptionnels, de ceux capables des pires atrocités à ceux capables des plus grandes réalisations. Selon sa théorie, plus nous avons d’hypersensibilités et de forces d’autonomie (c.-à-d. les processus dynamiques et autonomes qui nous poussent à nous impliquer, à nous engager, à transformer consciemment nos idéaux en actions, à contrôler notre propre comportement en fonction de nos valeurs) plus notre potentiel de développement sera élevé.

Selon lui, les hypersensibilités sont essentielles à l’évolution avancée et émancipée de l’individu. Au dernier (et plus avancé) stade du développement humain, Dabrowski indique que l’individu expérimente l’harmonie et la paix intérieure. Il vit selon sa personnalité idéale et n’expérimente plus de conflit intérieur depuis qu’il a détruit et remplacé ses forces motivationnelles inférieures (biologique et sociale) par des forces de motivation plus élevées (empathie, autonomie, responsabilité, authenticité).

Le « cadeau tragique » selon Dabrowski

Pour Dabrowski, les conflits internes et les émotions négatives comme l’anxiété ou la dépression sont nécessaires à notre développement, à notre croissance et à notre évolution, en tant qu’individu et en tant qu’humanité. C’est grâce à nos tensions psychologiques que nous pouvons détruire notre système initial de valeurs (c.-à-d. les forces qui guident notre comportement) basées sur l’instinct biologique (ex. : l’hérédité, la survie, la reproduction) et la socialisation (ex. : le regard des autres, le conformisme, l’approbation, les valeurs de la société). Ce n’est qu’en désintégrant ce système de valeurs inférieures, dans lequel notre intelligence est au service de notre intérêt personnel, que nous pourrons prendre en main notre développement.

Ce processus ne peut s’enclencher qu’au travers de nos ambivalences, de nos insatisfactions, de nos incertitudes face à nous-mêmes, nos expériences de vie négatives, nos questionnements identitaires, nos conflits intérieurs, notre mal-être, notre honte, notre culpabilité et notre mésadaptation face à notre environnement. Si nous avons un potentiel de développement assez élevé (si et seulement si), notre intelligence se focalise dès lors sur le développement volontaire, responsable, autonome et authentique de notre propre psychologie, basée sur notre construction de plus en plus claire de l’idéal à atteindre (en regard de nous-mêmes et des autres individus, mais aussi de l’essence sociale et humaine). Nous consacrons alors autant d’efforts à croître nous-mêmes qu’à aider les autres à le faire pour, eux aussi, atteindre cet idéal.

Pour y parvenir, il faut absolument avoir assez d’hypersensibilités et de forces d’autonomie pour grandir en traversant nos expériences négatives et nos conflits intérieurs. Selon Dabrowski, la douance est un « cadeau tragique » puisqu’elle nous offre un potentiel de développement immense et nous pousse à rechercher un très de haut niveau d’harmonie intérieure, mais seulement si nous passons par de grandes tragédies. Un chemin intérieur singulier et souvent isolé, qui n’est ni tranquille ni facile. Et pourtant.

Accepter et aimer

Lorsqu’on accepte et qu’on écoute nos hypersensibilités pour s’en servir, consciemment, comme guides, comme antennes, pour sentir et observer ce qui est le plus important pour nous dans la vie.

Lorsque notre besoin viscéral de créer et de comprendre, notre sens de la justice et des valeurs, notre authenticité, notre engagement, notre empathie nous poussent à canaliser notre énergie quasi inépuisable pour agir et nous approcher de ce qui est le plus important pour nous dans la vie.

Lorsque nous cherchons consciemment et activement à fusionner moi réel et moi idéal pour créer une identité connue, définie, forte, aimée, confiante, harmonieuse et… en paix.

Difficile de ne pas aimer nos hypersensibilités, non ? Et ce, avec la souffrance, les inconforts, le mal-être, la détresse, l’anxiété ou la dépression qu’elles apportent. Puisqu’au fond, ce sont elles qui nous permettent de savoir par où aller pour être heureux. En général, on prend soin de ce qu’on aime.

Voici donc les conseils les plus fréquents que je donne en clinique, selon les particularités de chacun, pour prendre soin de nos sensibilités. Elles seront de meilleures antennes si elles ne sont pas trop irritées par les stimuli de notre environnement.

Prendre soin de mes hypersensibilités sensitives

  • Favoriser la lumière naturelle et tamisée à la maison et au travail. Se créer une ambiance qui nous apaise. Éviter les néons et les fluorescents. Si ce n’est pas possible, sachez qu’il existe des filtres pour les fluorescents comme ceux qu’on retrouve dans les salles de classe et qui sont souvent les mêmes qu’on retrouve dans plusieurs espaces de bureaux http://www.fdmt.ca/filtres-de-lumiere-pour-salle-de-classe-i-1396200.
  • Réduire la stimulation visuelle (ex. : se placer plus loin de la fenêtre, choisir des couleurs douces et neutres sur nos murs, garder notre environnement propre, dégagé et le plus libre possible).
  • Diminuer la luminosité de nos écrans et acheter/choisir des écrans ou des filtres anti lumière bleue (cellulaire, télévision, ordinateur).
  • Diminuer la quantité de temps passés devant les écrans (télévision, ordinateur, cellulaire, tablette), pour toute la famille. Se donner une règle familiale ferme de ne pas regarder d’écran au moins 60 minutes avant d’aller dormir. Pour information, la société canadienne de pédiatrie déconseille fortement l’utilisation de tout écran chez les enfants de moins de deux ans. Les experts recommandent un maximum d’une heure par jour entre 2 et 4 ans, puis un maximum de deux heures par jour pour les enfants plus vieux et les adolescents. Pour des conseils afin de limiter le temps d’écran à la maison :
    • http://www.soinsdenosenfants.cps.ca/handouts/limiting_screen_time_at_home
    • http://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/jeux/fiche.aspx?doc=ecrans-jeunes-enfants-television-ordinateur-tablette
  • Consulter un optométriste pour :
    • Évaluer la possibilité de porter des lunettes de repos (anti fatigue) même en l’absence de trouble de la vue ;
    • Faire vérifier notre vision chaque année ;
    • Ajuster nos verres correcteurs, même pour de toutes petites variations de notre vision,
    • choisir des verres antireflets, anti-égratignures et spécifiquement conçus pour le travail sur écran afin notamment de réduire les effets nocifs de la lumière bleue-violet ;
    • Porter des lunettes protectrices contre les rayons UV du soleil, adaptées à notre vue ou des verres transitions qui s’adaptent en fonction du niveau de lumière dans la pièce ou à l’extérieur.
  • Porter des bouchons auditifs moulés par un audiologiste et recommandés par lui en fonction de nos besoins (ex. : au travail, l’après-midi, la nuit).
  • Réduire le bruit ambiant et la pollution sonore (ex. : télévision, radio, climatisation, appareils électroniques, animaux).
  • Porter en tout temps des vêtements les plus confortables possible (ex. : couper l’étiquette si nécessaire, choisir des vêtements élastiques, trouver une alternative aux souliers rigides qu’on porte toute la journée).
  • S’assurer d’avoir un matelas assez grand et récent (qui a moins de 10 ans). Les matelas habituellement recommandés pour les personnes souffrant de fibromyalgie, c’est-à-dire à mémoire de forme minimalement. Ou pour ceux qui souffrent grandement la nuit ou au réveil, les matelas de type TEMPUR peuvent être prescrits par le médecin s’il le juge nécessaire, ce qui vous permet de sauver les taxes. Ces matelas demeurent tout de même dispendieux.
  • S’assurer d’avoir un oreiller qui convient à notre sommeil, auquel il faut parfois ajouter un oreiller de positionnement. L’achat d’oreillers orthopédiques peut être nécessaire pour certains (ex. orthex.ca).
  • Utiliser un dispositif pour améliorer la respiration par le nez la nuit (et éliminer les ronflements), comme un dilatateur nasal anti-ronflement (ex. : RespiFacile® en vente libre) ou des bandelettes nasales (ex. : Breathe Right® en vente libre). Pour trouver les meilleures solutions pour vous, n’hésitez pas à consulter votre médecin, votre pharmacien ou à trouver des idées à http://solutions-antironflement.com/.
  • Porter un masque occultant confortable pour dormir (loup).
  • Consulter notre dentiste pour :
    • Vérifier si nos dents montrent des traces de bruxisme (serrement, frottement et grincement des dents qui génèrent des tensions dans les articulations temporo-mandibulaires). En cas de bruxisme, s’assurer de porter une plaque occlusale en bon état (la faire vérifier par notre dentiste au moins une fois par année). Privilégier une plaque la plus flexible possible et portez-la sur l’arcade dentaire du haut. Attention, certaines personnes font également du bruxisme le jour (portez-y attention) et doivent porter une plaque occlusale durant la journée.
    • S’assurer qu’aucun problème structural ou condition liés à nos dents ou à notre mâchoire ne puissent entrainer des inconforts, des maux de têtes, etc. Évaluer les options de traitement si tel est le cas.
  • Se donner une routine d’apaisement dès le retour à la maison après la journée de travail (ex. : aller prendre une douche, se mettre tout de suite en vêtements confortables, prendre 5-10 minutes de repos complet, les yeux fermés, sans bruits, avec bouchons, etc.).
  • Utiliser des moyens de stimulation orale (ex. : mâcher de la gomme, des pailles, de la glace ; manger de la réglisse, des raisins secs ou du maïs soufflé ; boire de l’eau en bouteille).
  • Boire au moins 2 litres d’eau par jour (plus si l’on transpire beaucoup ou si on est très actif dans la journée).
  • Manger de petites quantités toutes les deux heures, toute la journée. Viser le modèle de l’assiette santé de l’École de Santé publique de l’Université Havard (Figure 4).

TDAH

Prendre soin de mes hypersensibilités imaginatives et intellectuelles

  • Me donner le droit et le temps de créer.
  • Choisir un environnement de travail stimulant, valorisant, créatif, à l’écoute de mes idées, flexible et adapté à nos besoins. Pour approfondir le sujet de la douance en milieu de travail :
    • Cécile Bost Surdoués : S’intégrer et s’épanouir dans le monde du travail. Vuibert. 2016.
    • Arielle Adda et Thierry Brunel. Adultes sensibles et doués : Trouver sa place au travail et s’épanouir. Odile Jacob. 2015.
  • M’entourer de personnes stimulantes pour moi, sans oublier de m’entourer aussi de personnes apaisantes pour moi, c’est-à-dire qui me permettent parfois de penser un peu moins et qui vont bien émotivement.
  • Proposer des activités et des projets qui me stimulent à ma famille ou à mes amis. Se laisser le droit à l’émerveillement enfantin face aux petites choses de la vie !
  • Même si ce n’est pas toujours facile, il est essentiel de prendre extrêmement soin de notre sommeil en adoptant une hygiène de sommeil (et de vie) la plus saine possible. C’est pendant la nuit que mon cerveau se repose et consolide les apprentissages de la journée. N’hésitez pas à consulter https://fondationsommeil.com pour de l’information et des ressources.

Prendre soin de mes hypersensibilités émotionnelles

  • Faire preuve de bienveillance envers soi-même, se déculpabiliser et se libérer de la honte.
    • Nous nous sentons coupables lorsque nous avons causé un dommage réel, fait un réel tort à quelqu’un, avons réellement fait quelque chose de mal ou d’incorrect. La culpabilité est alors très utile à notre bien-être et à notre estime de soi puisqu’elle nous permet d’agir pour réparer notre geste ou pour rétablir notre relation avec l’autre.
    • Nous avons honte lorsque nous nous sentons humiliés, inférieurs aux autres, non conformes, inadéquats en regard des normes sociales que nous ne parvenons pas à atteindre. La honte est plus destructrice puisqu’elle atteint notre estime de soi, fragilise notre personnalité, consomme beaucoup de notre énergie et nous pousse à fuir le regard des autres. La honte peut être utile lorsqu’elle attire la sympathie et l’indulgence des autres, mais il est risqué pour notre identité de vivre dans la honte. Une psychothérapie peut être utile, ou même nécessaire, pour se sortir de la honte. Pour investiguer le sujet, n’hésitez pas à consulter le livre de Boris Cyrulnik (2010), Mourir de dire chez Odile Jacob, ou celui de John Bradshaw (2004), S’affranchir de la honte chez Les Éditions de l’Homme.
  • Bien choisir les personnes qui m’entourent et qui sont près de moi en fonction de mes besoins (ex. : authenticité, vérité, justice, stimulation). Me protéger des personnes négatives, dépressives ou trop anxieuses puisque je risque d’absorber (consciemment ou non) leurs vécus émotifs (ex. m’éloigner physiquement, temporairement ou définitivement, selon la situation et la relation).
  • Se donner plus d’espace personnel (ex. : éloigner son bureau des autres au travail, avoir une pièce qui nous est uniquement destinée à la maison).
  • Me demander très souvent : est-ce que les émotions que je ressens sont à moi ?
    • Sinon, à qui peuvent-elles être ? Et que puis-je faire pour ne plus les absorber (ex. : m’éloigner, les nommer, aller marcher, me détendre, écrire, dessiner, poursuivre un projet important pour moi) ?
    • Si oui, les accepter, comme une vague, avec un haut et un bas, qui va et vient, qui finit par disparaître pour être remplacée par une autre, différente celle-là. Me demander ce que je peux faire pour mieux tolérer l’intensité de cette émotion le temps qu’elle passe (ex. : en parler à quelqu’un, l’écrire, aller dehors, faire une activité, bouger, etc.) ?
  • Adopter quotidiennement une discipline qui favorise, pour nous, le bien-être, la sérénité, la paix et le calme intérieur (ex. : yoga, méditation, pleine conscience, manga, sport, jardinage, écriture, dessin, peinture).

Prendre soin de mes hypersensibilités psychomotrices

  • Ressentir et évaluer mon niveau d’énergie physique et l’intensité de mon besoin de bouger pour me mettre consciemment en action afin de le combler. Ne pas hésiter à consulter un entraineur physique personnel, s’inscrire à des cours, à des ligues sportives, prendre des rendez-vous avec d’autres personnes pour aller marcher, etc.
  • S’assurer de prendre une heure de diner dans la journée durant laquelle on peut aller marcher 10-15 minutes dehors.
  • Prendre des pauses de 15-20 minutes toutes les deux heures de travail.
  • Reconnaître et accepter notre besoin de bouger, de changement et de nouveauté. L’observer et définir comment nous pouvons y répondre d’une manière positive dans notre vie (ex. : être contractuel ou changer régulièrement de projet au travail). Nous éviterons ainsi que ce besoin ne devienne envahissant tout d’un coup et nous pousse à des gestes ou des décisions impulsives (ex. : quitter notre emploi sur un coup de tête).

Pour prendre soin de nos hypersensibilités, c’est l’accumulation de petites actions conscientes, constantes, et maintenues à long terme, qui donne de grands résultats.

 

Quelques références sur le sujet

Aron, E., Aron, A. (1997). Sensory-processing sensitivity and its relation to introversion and emotionality. Journal of Personality and Social Psychology, 73,‎ 345-368.

Bessou, A., Tyrell, J., Yziquel, M., Bosson, J.L., Montani, C., Franco, A. (2003). Satisfaction de vie de 28 surdoués parvenus à l’âge de 65 ans et plus. La Presse Médicale, 32 : 734-9.

Dąbrowski, K., Piechowski, M., Kawczak, A. (1970) Mental growth : through positive disintegration, London : Gryf Publications, trad. française, La croissance mentale par la désintégration positive, Ste-Foy, Éditions Saint-Yves, 1972, 166 p.

Lancon, C., Martinelli, M., Michel, P., Debals, M., Auquier, P., Guedj, E., & Boyer, L. (2015). Comorbidités psychiatriques et qualité de vie chez les sujets à haut potentiel intellectuel : relations avec l’estime de soi. Presse Med. 44, e177-e184.

Melnick, M.D., Harrison, B.R., Park, S., Bennetto, L., Tadin, D., (2013). A strong interactive link between sensory discrimination and intelligence. Curr. Biol. 23, 1013-1017.

 

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La douance : comprendre le haut potentiel intellectuel et créatif

La douance : comprendre le haut potentiel intellectuel et créatif

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PAR MARIANNE BÉLANGER

La douance est-elle synonyme de quotient intellectuel plus élevé ? Le cerveau des personnes douées est-il différent ? La douance est-elle une force ou une vulnérabilité ? Est-ce vrai qu’on confond souvent la douance et le TDAH ? Qu’est-ce que la double exceptionnalité ?

Si vous avez déjà rencontré un enfant clairement particulier, qui semble avoir une capacité d’apprentissage exceptionnelle; un enfant à l’énergie et à la créativité débordantes, qui se distingue par son regard et son langage d’adulte, mais aussi par sa lucidité, ses intérêts complexes, ses questionnements incessants et son imagination hors normes, peut-être étiez-vous en présence d’un enfant doué ou doublement exceptionnel.

Mais qu’est-ce que la douance au juste ?
Qu’entend-on par haut potentiel intellectuel et créatif ?

À ce jour, très peu de livres permettent de faire le point sur ces sujets qui, pourtant, soulèvent une multitude de questions et de préoccupations, et ce, tant dans les familles que dans les milieux scolaires.

Le présent ouvrage propose donc une synthèse des plus récents développements scientifiques et cliniques dans le domaine de la douance afin de répondre de manière concrète à plusieurs questions fréquemment posées sur le sujet. Il offre également des pistes d’intervention pour mieux accompagner les jeunes, pour favoriser leur bien-être et pour les soutenir dans le déploiement de leur plein potentiel.

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2. GROUPES d'ateliers et DE COACHING EN LIGNE OFFERTS, via une plateforme de communication sécurisée

Ces ateliers visent notamment à permettre aux adultes, adolescents, enfants et parents de mieux comprendre la douance et son influence sur le fonctionnement personnel, familial et professionnel, de socialiser et de briser l'isolement, de favoriser l'autonomie au quotidien et d'encourager les activités créatives, de loisirs et d'apprentissage.

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Profil doublement exceptionnel (« twice exceptional ») DOUANCE + Trouble d’apprentissage (TA)

Profil doublement exceptionnel (« twice exceptional ») DOUANCE + Trouble d’apprentissage (TA)

Profil doublement exceptionnel (« twice exceptional ») DOUANCE + Trouble d’apprentissage (TA)

PAR Marianne Bélanger

Les avancées scientifiques des dernières années permettent maintenant d’évaluer les différents profils d’enfant doublement exceptionnel (2E ou « Twice exceptional »), c’est-à-dire un profil de douance avec un ou plusieurs troubles associés, tels que :

  1. TDA/H
  2. Trouble du spectre de l’autisme (TSA)
  3. Autres troubles neurodéveloppementaux (p.ex. troubles spécifiques d’apprentissage, trouble de la coordination motrice, trouble du langage)
  4. Trouble de santé psychologique et mentale.

À ce jour, il ressort clairement des études scientifiques que ces enfants ont un profil unique aux tâches psychométriques qui ne correspond ni au profil des enfants uniquement doués ni à celui des enfants qui présentent seulement le trouble associé (p.ex. Burger-Veltmeijer, & al., 2011 ; Mullet & Rinn, 2015 ; Van Viersen, & al., 2015 ; Reis, & al., 2014). Ils obtiennent majoritairement des résultats hétérogènes aux échelles de Wechsler qui se situent souvent entre le 93e et le 97e rang centile (p.ex. Assouline, & al., 2008).

Présenté de manière imagée, disons que le profil cognitif d’un enfant qui présente uniquement une douance, donc sans trouble(s) associé(s), est d’apparence « jaune » (p.ex. performance homogène et extrêmement élevée aux échelles globales d’intelligence de Wechsler) et que celui d’un enfant qui présente uniquement un trouble d’apprentissage, telle une dyslexie, est d’apparence « bleue » (p.ex. performance moins élevée à certains sous-tests et indices des échelles de Wechsler, difficultés en tâches de lecture en regard de son âge chronologique et de de son niveau de scolarité, etc.), alors que celui d’enfant qui présente à la fois une douance et un trouble d’apprentissage est plutôt d’apparence « verte », c’est-à-dire ni « jaune », ni « bleue », ni « jaune + bleue ».

TDAH

Les enfants, les adolescents ou les adultes doublement exceptionnels passent donc inaperçus ou reçoivent, au mieux, un seul diagnostic et, dans le pire des cas, un diagnostic erroné. Bien entendu, il ne s’agit pas d’un manque de compétence des différents professionnels, mais bien d’un manque de connaissances sur leur profil unique.

Concernant les évaluations psychométriques chez les enfants doués et 2E

Il est connu que les variations intra-individuelles, c’est-à-dire au sein même de l’individu, soit entre ses différentes capacités cognitives et sphères développementales, sont plus importantes chez les individus qui se situent aux extrémités de la courbe normale, ce qui est le cas chez les individus doués.

En conséquences, un consensus ressort des écrits scientifiques dans le domaine de la douance à savoir que le modèle de discordance potentiel-performance est le plus utile pour diagnostiquer des difficultés attentionnelles ou exécutives de même que des troubles d’apprentissage dans cette population, et ce, particulièrement lorsque les autres hypothèses développementales pouvant expliquer la discordance ont été écartées (p.ex. Assouline & Whiteman, 2011; Baum & Owen, 2004; Brody & Mills, 1997; McCoach et al., 2001 ; Reis, Baum & Burke, 2014).

Selon ce modèle, nous devons comparer l’individu doué à son propre potentiel, c’est-à-dire à lui-même, plutôt qu’à la norme de son groupe d’âge ou de son niveau de scolarité. Une performance à une tâche se situant à plus de 1,5 à 2 écarts-types en-dessous de son potentiel intellectuel indique fort probablement un déficit.

En conséquence, des performances dans la moyenne aux tâches psychométriques peuvent indiquer un déficit chez un enfant doué.

Une définition, mais plusieurs profils psychométriques uniques et distincts

Depuis 2012-2013, l’existence d’enfants et d’adolescents doublement exceptionnels n’est plus du tout remise en question dans la littérature scientifique. Les travaux de la National Commission on Twice Exceptional Students aux États-Unis en 2010 et la création subséquente du premier centre international de recherche sur la double exceptionnalité (le Belin-Blank Center) ont clairement permis de stimuler l’intérêt de plusieurs chercheurs, générant de plus en plus de connaissances sur leurs profils uniques.

En 2014, Reis, Baum et Burke publient un important article dans la revue Gifted Child Quarterly dans lequel ils révisent la littérature scientifique pour définir de manière opérationnelle la notion de double exceptionnalité (2E) afin de mieux guider les professionnels dans leurs démarches d’évaluation et d’intervention. Leur définition sera ensuite adoptée par la majorité des chercheurs et des intervenants dans le domaine.

Définition de Reis, Baum et Burke (2014)

Les élèves doublement exceptionnels (2E) sont ceux qui :

1. Démontrent un potentiel élevé au plan de leurs aptitudes ou de leur créativité, dans un ou plusieurs domaines d’activité.

ET

2. Qui manifestent un ou plusieurs handicaps, tels que définis par les lois fédérales et étatiques américaines sur l’éducation, incluant :

  • Trouble(s) spécifique d’apprentissage,
  • Trouble(s) du langage et de la parole,
  • Trouble(s) émotionnel/comportemental,
  • Handicap(s) physique(s),
  • Trouble du spectre autistique,
  • Autres troubles de santé ou troubles neurodéveloppementaux qui affectent le fonctionnement, tel que le Trouble déficitaire de l’attention avec ou dans hyperactivité et impulsivité (TDA/H).

Depuis, les experts s’entendent pour dire que le potentiel élevé et le handicap se combinent pour produire une population unique d’élèves qui, souvent, ne démontrent ni un rendement scolaire élevé ni des handicaps spécifiques.

Le potentiel masque le handicap ET le handicap masque le potentiel.

En conséquence, l’identification d’un élève doublement exceptionnel nécessite des connaissances approfondies dans le domaine de la douance ET dans le domaine du trouble associé (p.ex. TDA/H, trouble d’apprentissage, trouble du spectre autistique) puisqu’un n’exclut pas l’autre et qu’aucun ne prédomine sur l’autre. Afin d’éviter les erreurs diagnostiques, les experts recommandent que l’évaluation soit conduite par des professionnels qualifiés dans les deux domaines et, autant que possible, par des professionnels également qualifiés dans le domaine de la double exceptionnalité (2E) afin de bien interpréter l’impact de la comorbidité sur les profils psychométriques, les évaluations diagnostiques et les critères d’admissibilité pour les services.

Profil 2E douance et dyslexie-dysorthographie

Après celui des enfants doués et TDA/H, le profil le plus documenté dans les écrits est celui des enfants doués en trouble spécifique d’apprentissage de la lecture et de l’écriture (dyslexie-dysorthographie). Les caractéristiques suivantes ressortent de la littérature concernant ces élèves 2E doués et dyslexiques :

1. Présence de précocités développementales dans certaines sphères,

mais non dans toutes les sphères du développement (motricité globale, motricité fine, langage réceptif, langage expressif, propreté). Notre expérience clinique montre que les enfants doués et dyslexiques ont souvent un développement précoce au plan de la motricité globale, du langage réceptif ou de la propreté, mais un développement dans la norme au plan de la motricité fine et du langage expressif.

2. Présence de traits et caractéristiques habituellement associés à la douance quoiqu’en quantité et en intensité moins élevées que chez les doués sans trouble associé (« jaune »).

Rappel concernant l’évaluation de la douance

Les tests psychométriques standardisés sont utiles pour dépister et documenter le profil de l’enfant chez qui on suspecte une douance. Cependant, le jugement clinique d’un professionnel qualifié devrait toujours prédominer sur les résultats à des tests (p.ex. WISC-V, QI), et ce, afin d’assurer la validité de la décision, c’est-à-dire le fait de retenir ou non l’hypothèse de douance. La douance est avant tout une histoire de développement ET La conjoncture de traits particuliers et de caractéristiques uniques propres aux comportements et à la personnalité des individus doués (Callahan, 2018).

Cliquez ICI pour voir l’article: « Qu’est-ce que la douance et comment l’évalue-t-on ? »

3. Résultats scolaires dans la moyenne de leur groupe

en lecture et en écriture ainsi qu’en résolution de problème en mathématiques. Par exemple, une différence de 10% ou plus entre la performance en calcul ou en oral et en lecture ou en écriture peut indiquer un trouble d’apprentissage chez un enfant doué (Van Viersen, & al., 2016). En fait, les études sont claires sur le fait qu’au primaire, les résultats scolaires ne sont pas un bon indicateur de difficultés d’apprentissage chez les enfants doués.

4. Comportements extériorisés et intériorisés moins appropriés

que la moyenne des enfants du même âge chronologique (p.ex. opposition, colère, évitement de la tâche, anxiété, faible sentiment de compétence, estime de soi fragilisée), et ce, tant aux yeux de l’enseignant(e) qu’aux yeux des parents (p.ex. BASC).

5. Symptômes comportementaux d’inattention, d’agitation et d’impulsivité (TDA/H)

aux yeux de l’enseignant(e) et aux yeux des parents (p.ex. résultats significatifs au Conners3). Rappelons que les échelles d’observation des comportements comme le Conners3 ne permettent pas de dépister les enfants doués+TDA/H qui obtiennent généralement des résultats dans la norme à ces questionnaires qui présente leur profil unique.

Cliquez ICI pour voir l’article: « Twice Exceptional Douance et TDA/H »

6. Profil au WISC-IV des 2E doués et dyslexiques. Les études du Belin-Blank Center montrent notamment :

  • Échelle générale (EQGI) non interprétable (Indices de Compréhension Verbale et de Raisonnement Perceptif > Mémoire de Travail et Vitesse de Traitement).
  • Indice d’Aptitudes Générales (IAG) interprétable et autour du 95e rang centile (obtiennent donc souvent des scores d’équivalence de 14 ou 15).
  • Indice de Mémoire de Travail (IMT) dans la moyenne (autour du 60e rang centile),
  • Indice de Vitesse de Traitement (IVT) dans la moyenne (autour du 34e rang centile),

Profil au WISC-V des 2E doués et dyslexiques. Bien que les études en règle se font toujours attendre, plusieurs experts, de même que notre expérience clinique, indiquent qu’en raison des changements majeurs apportés à la 5ème édition de l’échelle de Wechsler :

Il est plus difficile pour les enfants doués d’exprimer leur potentiel lors de l’administration standardisée, notamment en raison de la diminution importante de la quantité de tâches verbales et du poids de celles-ci dans le calcul des différents indices, des critères d’arrêts à 3 scores de 0 points au lieu de 5 et de l’augmentation importante du nombre de tâches chronométrées.

La relation avec l’évaluateur prend donc une importance considérable de même que l’utilisation d’une procédure visant à tester les limites de l’enfant pour obtenir son vrai potentiel et éviter les erreurs diagnostiques (voir Pfeiffer, S. I. (2015). Essentials of gifted assessment. Hoboken, NJ : Wiley.).

Concernant le profil des 2E doués et dyslexiques au WISC-V :

  • Il est très souvent difficile d’interpréter tant l’EQGI que l’IAG.
  • Obtiennent souvent des scores d’équivalence de 14 ou 15, et ce, parfois seulement à un, deux ou trois sous-tests, c’est-à-dire souvent à Similitudes, Compréhension ou Matrices (et parfois à Connaissances ou Concepts en images). Ils n’obtiennent donc pas les scores d’équivalence de 16 ou + attendus chez les doués homogènes, de type académique et sans trouble associés.
  • Tout comme avec l’édition précédente du WISC, les indices de Mémoire de Travail (IMT) et de Vitesse de Traitement (IVT) sont souvent dans la moyenne (ou sous la moyenne dans les cas plus sévères).
  • Indice Visuospatial (IVS) souvent dans la moyenne en raison de la dyssynchronie normale intelligence > psychomotricité documentée chez les enfants doués.

On retrouve souvent des différences significatives entre les sous-tests d’un même indice :

  • Compréhension Verbale (ICV) : Similitudes et Compréhension > Vocabulaire
  • Raisonnement Fluide (IRF) : Matrices > Balances (demande la rétention de faits arithmétiques et utilise davantage la mémoire de travail).
  • Les résultats aux tâches complémentaires de Vitesse de Dénomination (particulièrement la condition de lettres et de chiffres) sont souvent dans la moyenne ou même la moyenne élevée (sous la moyenne dans les cas plus sévères de dyslexie), donc nettement inférieurs au potentiel de l’enfant.

7. Profil des enfants 2E doués et dyslexiques au plan du langage oral :

  • Performent globalement entre la moyenne et la moyenne élevée (autour du 77e rang centile) dans les études du Belin-Blank Center.
  • Notre expérience clinique montre toutefois une force en tâche de vocabulaire expressif comme l’EOWPVT-4 (Expressive One-Word Picture Vocabulary Test–Fourth Edition) où les 2E performent bien souvent entre le 91e et le 99e rang centile.

À titre informatif, on distingue deux volets au langage écrit :

Le premier volet concerne la capacité d’apprentissage en lecture, c’est-à-dire à décoder et comprendre le sens des mots lus avec précision et une vitesse normales en regard de l’âge et du niveau de scolarité. Se fait grâce à deux voies différentes et complémentaires :

La voie d’adressage par laquelle nous traduisons les syllabes en mots (conversions graphème-phonème) pour apprendre à lire d’abord et décoder ensuite les mots nouveaux. On l’évalue notamment en lisant et en écrivant des mots réguliers (mots qui se lisent ou s’écrivent comme ils se prononcent oralement) et des pseudomots (non-mots ou mots inventés qui ne peuvent donc pas être reconnus par le lecteur).

la voie d’adressage par laquelle nous reconnaissons instantanément le mot lu (la séquence ordonnée de la suite des lettres) qui est directement adressé à notre lexique orthographique qui en contient la signification. On l’évalue notamment lors de la lecture et de l’écriture de mots irréguliers (qui ne se lisent pas ou ne s’écrivent pas comme ils se prononcent oralement, p.ex. fusil, tabac).

Le second volet concerne la capacité d’apprentissage en écriture, c’est-à-dire la maitrise de l’orthographe, des règles de grammaire, de la syntaxe, de l’organisation d’un texte, etc.

Finalement, le développement des habiletés de lecture et d’écriture s’appuit également sur les compétences langagières orales.

8. Profil des enfants 2E doués et dyslexiques au plan du langage écrit :

Performances en tâches de lecture et d’écriture globalement dans la moyenne (autour du 50e rang centile) dans les études du Belin-Blank Center, c’est-à-dire à plus de 1,5 à 2 écarts-types en-dessous de leur potentiel intellectuel.

De plus, d’autres études (p.ex. Van Viersen, & al., 2016) et notre expérience clinique montrent que :

Les 2E performent généralement mieux que les enfants uniquement dyslexiques, mais moins bien que les enfants uniquement doués et moins bien que les enfants dont le développement est dans la norme dans les tâches de conscience phonologique et de décodage de non-mots, c’est-à-dire tant dans les tâches qui mesurent la voie d’assemblage que dans les tâches qui impliquent la voie d’adressage (p.ex. lecture de mots irréguliers). Ces tâches sont d’ailleurs les plus utiles pour dépister la dyslexie chez les doués selon Van Viersen et al. (2016).

Les capacités exceptionnelles des 2E au plan de la mémoire visuelle leur permettent d’emmagasiner plus facilement les mots en voie d’adressage (ou voie de la reconnaissance) et, ce faisant, leur permettent souvent de performer dans la norme de leur âge chronologique et de leur niveau de scolarité dans les tâches de lecture de texte et d’orthographe, malgré la dyslexie.

Les 2E performent moins bien en tâche de lecture lorsque le texte n’a pas de sens (p.ex. Alouette-R) puisqu’ils ne peuvent pas compenser leurs difficultés en lecture grâce à leurs habiletés métacognitives et intellectuelles.

N’hésitez pas à consulter les moteurs de recherche pour obtenir plus d’informations ainsi que les publications du centre de recherche international sur la douance de l’université de l’Iowa, le Belin-Blank Center (belinblank.org : Educators/ Ressources/ Assessment&Counseling). Vous y trouverez notamment un guide conçu spécifiquement pour les professionnels (The Paradox of Twice-Exceptionality : Packet of Information for Professionals – 2nd Edition) qui résume les différents profils psychométriques uniques des enfants doublement exceptionnels.

Ce que la littérature scientifique nous apprendre sur le profil doublement exceptionnel DOUANCE + Trouble d’Apprentissage (TA) est résumé dans l’image ci-après

TDAH

Des élèves avec un immense potentiel ET tout autant de besoins particuliers

Un consensus émerge dans les dernières années autour des lignes directrices proposées par Reis, Baum et Burke (2014) concernant les services nécessaires à l’actualisation et l’expression du potentiel des élèves doublement exceptionnels. À ce jour, les experts s’entendent sur les éléments suivants :

 

  • Les services éducatifs doivent identifier et soutenir autant la douance que les déficits académiques et socio-émotionnels qui caractérisent les élèves doublement exceptionnels.
  • Une connaissance approfondie du profil comportemental, émotionnel, social et cognitif de chaque élève doublement exceptionnel est souvent nécessaire afin d’orienter adéquatement les interventions.
  • Les élèves doublement exceptionnels ont besoin d’une éducation spéciale et différentiée, de mesures de flexibilité et/ou de modification pédagogique, de services directs en soutien à l’élève, d’options d’accélération, d’enrichissement et d’approfondissement ainsi que d’opportunités pour développer leur talent qui tiennent compte de leur double diagnostic.
  • Les élèves doublement exceptionnels requièrent un plan d’intervention (PI) individualisé ou des mesures spéciales en lien avec leur niveau de handicap. Le PI doit inclure :
  • Des objectifs et des moyens qui visent à leur permettre de performer à leur rythme et à la hauteur de leur potentiel.
    Des objectifs de développement du talent ET des moyens visant à compenser leur handicap et combler leurs besoins sociaux et émotionnels particuliers.
Références
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LES FRANCS TIREURS

16:56

TOPO SUR LE TDAH

Beaucoup plus d’enfants sont diagnostiqués avec un TDAH de nos jours, et par le fait, beaucoup plus d’adultes consultent des psychologues afin de savoir s’ils n’ont pas eux aussi un TDAH.

Les recherches démontrent de plus en plus qu’il y a un lien génétique, et que certaines personnes qui pensaient avoir un TDAH ont en fait un TDAHD, c’est à dire qu’ils ont une douance. Richard Martineau part en quête afin de savoir s’il a un TDAH, il en profitera pour parler du TDAH qui est diagnostiqué à l’âge adulte, du côté héréditaire, et de la douance qui peut aussi y être associée.

Extrait du site web des Francs-Tireurs.

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